Charles Leblanc
(6 septembre 1950 – 27 juin 2026)
Charles est né et a grandi à Laval (QC). Dès l’adolescence il se passionne pour la littérature,
le théâtre, la musique, l’engagement social et la politique. À Montréal, il participera à la
fondation de deux troupes de théâtre, La Bébite à roches et La vraie fanfare foquée qui tournera au Canada et jusqu’en Pologne et exerça une grande influence sur l’évolution du théâtre québécois. Il co-fondera aussi un bar coopératif La Grande passe, repaire d’artistes et de révolutionnaires pas si tranquilles. Membre du parti Marxiste-léniniste, il est envoyé, en 1978, au Manitoba afin d’éveiller la conscience sociale des ouvriers de la New Flyer Industries où il travaille sur les chaines de montage jusqu’en 1983. En 1984, il devient traducteur, métier qu’il exercera pour le reste de sa vie, et publie le premier de ses dix recueils de poésie, Préviouzes du printemps. Au Manitoba, Charles poursuivra l’engagement social et artistique qu’il avait débuté à Montréal et devint une figure incontournable de la scène artistique et culturelle. Ainsi, il co-fondera des troupes de théâtre telles que L’Alliance manitobaine pour un théâtre populaire et La muse gueule, ainsi que des associations : le Collectif post-néo-rieliste (CPNR), l’Association desauteur·e·s du Manitoba français (AAMF) et l’Association des traducteur·e·s et interprètes du Manitoba (ATIM). Charles siégea aussi pendant de nombreuses années au conseil d’administration du Winnipeg International Writers’ Festival/Livres en fête ainsi qu’au Programme du droit de prêt public. Il joua aussi dans plus de vingt pièces de théâtre au Cercle Molière et démontra aussi son grand talent de comédien au sein d’autres troupes. Passionné de jazz, il anima pendant plus de vingt-cinq ans l’émission C’était beau, c’était intéressant, j’ai vraiment aimé ça, sur les ondes d’Envol FM.

